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25/05/2009

Xavier Bertrand : «l’UMP c’est : tout pour les riches… rien pour les pauvres» !

XAVIER BERTRAND UN GROS BIEN GONFLE.jpgMême pas honte !… Bien entendu, il faut savoir lire entre les lignes. Mais c’est bien tout ce qui ressort d’un entretien donné récemment au Monde : «Il n’est pas question d’augmenter les impôts» http://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/04/xavier-bertrand-il-n-est-pas-question-d-augmenter-les-impots_1188573_3232.html  Surtout, ne lui dites pas que les «franchises médicales» sont un impôt déguisé - qui, de surcroît fait payer les seuls malades pour les malades : c’est ça, la solidarité, coco ! - il ne comprendrait pas, sa comprenette étant extrêmement limitée… inversement proportionnelle à sa masse corporelle - et surtout ! il ne vise que les impôts qui frappent les plus riches : entendre l’ISF qui ferait fuir les grosses fortunes. Antienne libérale connue mais démentie par les statistiques : seuls quelques pingouins émigrent…

 

Bon vent ! J’ai déjà dit et je le redis : l’économie peut bien tourner sans eux – et surtout nettement mieux : chez «ces gens-là» on compte tellement que les délocalisations sont la panacée ! - et pour le reste : des «Français» (?) comme ça, j’en fais au moins un tous les matins. Ensuite de quoi, je tire la chasse.

 

La France est d’ailleurs devenue un vrai «paradis fiscal» pour riches dorés sur tranche avec le «bouclier fiscal» qui coûte bonbon au budget de l’Etat – au minimum 12 milliards d’euros par an ! – et qui permet de surcroît que non seulement les plus nantis – les multimilliardaires – ne versent que des clopinettes à l’Etat mais qu’ils se voient reverser des sommes souvent astronomiques…

 

Pour les boute-en-train qui souhaiteraient faire rigoler lors d’un repas, je conseille la très instructive lecture d’un article du Figaro Peu de bénéficiaires pour le bouclier fiscal  http://www.lefigaro.fr/impots/2009/03/17/05003-20090317ARTFIG00249-peu-de-beneficiaires-pour-le-bouclier-fiscal-.php où l’on tente de nous faire croire qu’un certain nombre de bénéficiaires du bouclier fiscal seraient des pauvres, déclarant pour certains moins de 12991 euros par an, voire en-dessous de 3753 euros ! dont des Rmistes, propriétaires de leur résidence principale…

 

C’est oublier «qu’en valeur, 10% des Français les plus aisés ont absorbé, en 2007, 83% des restitutions du bouclier»… Cela ressemble furieusement à la disparité des subventions versées aux agriculteurs au titre de la PAC : les multinationales de l’agro-business percevant la part du lion !

 

«L’aveu»… non rien à voir avec le film de Costa-Gravas, interprété magistralement par Yves Montand. - encore que… sur le plan idéologique nous ayons bien à faire à une idéologie au moins aussi pernicieuse, délétère sinon carrément mortifère que feu le «communisme réel» de l’ex-Urss et de ses pays satellites… - il lâche carrément le morceau : «Et puis, dans la famille politique qui est la mienne et dont je suis secrétaire général, il n’est pas question d’augmenter les impôts»

 

Dormez braves gens ! Tous ceux qui «palpent» des millions d’euros plus ou moins bien gagnés – y compris dans les paradis fiscaux ! – et qui continuent de percevoir force dividendes, bonus faramineux, parachutes dorés et retraites «chapeau»… chapeau les artistes ! vous n’avez rien à craindre : en Sarkoland, c’est tous les jours la «Saint-Nicolas» pour vous…

 

Pour les «salauds de pauvres» ? Qu’ils ne prennent pas la peine de déposer leurs souliers devant l’âtre… Ils n’auraient même pas droit à l’orange qui faisaient naguère les délices des plus humbles : le Père Fouettard (associé à la Magaraude) tous les jours, Noël compris… «les pauvres peuvent payer» !

22/05/2009

Smic : les «salauds de pauvres toujours plus nombreux» !

C’est du moins la conclusion que je tire de ce que je viens de découvrir sur «L’écho de l’éco», rubrique du «15:15» supplément économique du Monde dont le titre – 14,1 % - pourrait paraître fort sibyllin si nous n’apprenions qu’il s’agit du nombre de Français payés au Smic au 1er juillet 2008 (étude du Dares, services statistiques de Bercy et du ministère du travail). Il s’agit d’une nette augmentation comparée à 2007 (12,9 %)…

 

Il est évident qu’en dépit des promesses de Nicolas Sarkozy – «travailler plus pour gagner plus» - sur fonds d’heures sup défiscalisées ce qui entraîna un sérieux «manque à gagner» pour le budget ! -  la situation économique française était déjà fort dégradée bien avant le krach boursier du 11 septembre 2008 et qu’au surplus, nombre de smicards ne firent sans doute pas autant d’heures supplémentaires qu’on nous l’affirmait.

 

On apprend ainsi qu’une forte proportion (46,1 %) des plus mal lotis seraient les employés des hôtels, cafés et restaurants sont payés au minimum légal ! Ceux-là même que la baisse de la TVA à 5,5 % est censée favoriser… Je dirais comme Daniel Cohn-Bendit au sujet de Rachida Dati que l’on ne verra sûrement jamais assidue à Strasbourg : "mon œil" ! Pour rester polie…

 

Cette hausse du nombre de smicards serait due pour l’essentiel aux fortes hausses du Smic en 2008 qui ne faisaient d’ailleurs que compenser une inflation galopante ! Si l’on traduit cela en termes économiques cela signifie tout simplement que les salaires juste au-dessus du SMIC n’ont pas été revalorisés… en d’autres termes on nomme cela «l’écrasement de l’échelle des salaires». Etonnez-vous ensuite de la paupérisation des classes moyennes !

 

Il est évident – le gouvernement excluant tout «coup de pouce» pour la revalorisation du Smic cette année - et compte tenu de l’aggravation fulgurante de la crise économique et du nombre de chômeurs, que la situation des «salauds de pauvres» ne fera qu’empirer.

 

Sans même parler des retraités qui, l’an dernier, n’ont eu droit qu’à 2 % de revalorisation de la retraite de la CNAV… Beaucoup percevant nettement moins encore que le Smic.

 

Nicolas Sarkozy et les patrons du COUAC-40 peuvent bien faire bombance… Leur appétit d’ogres n’en sera jamais troublé.

19/05/2009

Le Club Med se prendra-t-il les pieds dans le Tapie ?

BERNARD TAPIE FLAMBEUR FLAMBOYANT.jpgOn le disait ruiné mais il a été bien renfloué grâce à un opportun «renvoi d’ascenseur» pour avoir appelé à voter Sarkozy en 2007… Preuve s’il en est : ne parle-t-il pas de mettre «sa fortune» au service du Club Med en déconfiture ? Pour mémoire, il devait également investir ce qu’il fallait dans le capital de l’Olympique de Marseille avec toutes les conséquences que ce club a connu ensuite, y compris la fameuse affaire «Valenciennes-OM» sur fond de trucage de match pour laquelle il sera condamné à 8 mois de prison ferme et qui vaudra au club une rétrogradation en D2.

 

Sans oublier la déconfiture générale des sociétés de Bernard Tapie, sur fond de démêlés avec le Crédit Lyonnais… Il avait écopé également l’interdiction de gérer une société. Il doit donc avoir fini de purger cette peine complémentaire.

 

Un drôle de zigoto, le « Nanard» ! Il aura tout fait : de chanteur dans les années 60 – j’ai vu des images il y a quelques années : nul à chier ! – à acteur de cinoche et de théâtre pendant sa période post-carcérale et animateur de télévision, en passant par homme d’affaires et homme politique comme ministre de la Ville de François Mitterrand, député des Bouches-du-Rhône, conseiller régional de la région PACA et parlementaire européen… Je ne saurais dire si ses collègues de Strasbourg l’y auront beaucoup vu !

 

Mais c’est bien entendu en tant qu’homme d’affaires qu’il nous intéresse aujourd’hui… Pour l’ensemble de son œuvre – malversations comprises ! Si j’étais actionnaire du Club Med, soit je refuserais qu’il entre dans le capital, soit je revendrais immédiatement mes parts.

 

Que Bernard Tapie ait du bagout et sache vendre tout et n’importe quoi relève de la plus parfaite évidence ! Selon sa fiche sur Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Tapie#Entrepreneur, il aurait commencé par vendre des voitures et des postes de télévision dans les années 60. En 1967, il a fait assez d’affaires pour devenir propriétaire du magasin de téléviseurs et 10 ans plus tard se lance dans «l’achat, la remise sur pieds et la revente d’entreprises en difficulté».

 

Il sera notamment conseillé par un jeune avocat d’affaires – Jean-Louis Borloo - qui avait compris tout le parti qui pouvait être tiré de la loi sur les faillites et s’était spécialisé dans la reprise des entreprises en difficulté, avais-je lu il y a déjà un certain temps dans Le Monde.

Pour la stratégie développée par Bernard Tapie pour les diverses entreprises qu’il a acquises, je vous conseille le journal du net- économie http://www.journaldunet.com/economie/magazine/enquete/les... Vous y apprendrez aussi ce qu’elles sont devenues : ce n’est guère brillant pour la plupart, tout du moins en ce qui concerne l’industrie et le commerce français…

 

Bernard Tapie a su exploiter au mieux les dispositions de l’ancienne loi sur les faillites : il rachetait à bas prix les créances des entreprises qu’il avait reprises, devenant ainsi son propre créancier, se les faisant ensuite rembourser par l’entreprise.

 

C’est la tactique du LBO avant l’heure, qu’il sut également utiliser par la suite, laquelle consiste à acquérir une société grâce à un financement bancaire important – en ce qui concerne Bernard Tapie, ce fut le Crédit Lyonnais ou ses filiales – et un faible apport personnel, l’objectif étant de remettre l’entreprise à flot le plus rapidement possible – avec des méthodes d’autant plus drastiques qu’elle supporte le remboursement du crédit ! – avant de la revendre avec une confortable plus-value.

 

Dans le premier cas de figure, «l’effet de levier» provient non du crédit mais de la faiblesse du prix d’acquisition, bradé pour les entreprises en déconfiture : parfois un franc symbolique comme pour Terraillon.

 

Bernard Tapie l’inaugura avec une petite imprimerie de l’Eure – Diguet-Denis – qu’il revendit avec une substantielle plus-value, deux ans plus tard. L’entreprise qui végétait depuis plusieurs années serait aujourd’hui en faillite.

 

Avec Manufrance, en perte de vitesse – la production n’a pas été délocalisée, contrairement à la concurrence – il réalise son premier «gros coup» en la reprenant en 1979 alors qu’elle est en règlement judiciaire… Il n’avait d’ailleurs pas lésiné sur la «communication» : j’avais vu à la télé un reportage où il arborait et faisait arborer à toute sa famille des T. shirts ornés un grand «Manufrance» ou d’un slogan que j’ai oublié… 

 

Je me souviens très bien l’avoir entendu à cette occasion prétendre qu’il mettrait toutes ses forces dans le succès de l’entreprise. Tout à fait comme si c’était l’affaire de toute sa vie.

 

Je ne saurais en revanche vous dire si c’était avant ou après qu’il ait obtenu du tribunal l’exploitation de la «Société nouvelle Manufrance»… Les juges eurent toutefois le nez assez creux pour ne pas lui céder les actifs de la société : elle eût été dépecée ou revendue comme les autres acquisitions de Bernard Tapie…

 

En 1980, Bernard Tapie achète «La Vie Claire» prospère enseigne de produits diététiques et biologiques – elle pouvait l’être : mes copines orléanaises ne l’appelaient jamais que «La Vie Chère» ! – qui réalisait alors 200 millions de francs de chiffre d’affaires dans 250 magasins… 16 ans plus tard, son chiffre d’affaires – il n’y avait plus que 120 magasins – avait fondu : 70 millions de francs. La Vie Claire était le sponsor de l’équipe cycliste - où couraient Bernard Hinaut et Greg Lemond - laquelle n’a pas vraiment servi de «locomotive» à l’enseigne !

 

Et peut-être englouti des fonds en pure perte ? Toujours est-il qu’après avoir essayé sans succès de revendre l’entreprise par deux fois, celle-ci fut reprise par le CDR (consortium chargé de revendre les actifs pourris du Crédit Lyonnais) et vendue pour 10 millions de francs à Distriborg. Le nouveau patron déclarant quelques mois plus tard que «Bernard Tapie avait laissé une situation pourrie» !… Ah ! bon ?

 

En 1981 Bernard Tapie achète – pour un franc symbolique - Terraillon, spécialiste bien connu des instruments de pesage, dont aujourd’hui il ne reste plus en France que le siège social de Chatou. L’entreprise a enregistré de faramineuses pertes – 293 millions de francs de 1990 à 1995 – avant d’être revendue 33 millions de francs en 1999 par le CDR.

 

Grâce à des investissements publicitaires et industriels – pourquoi le génial manager Tapie ne les a-t-il pas faits ? - Terraillon renouera suffisamment avec les profits pour être revendu 125 millions de francs deux ans plus tard !

 

Quant à Testut, autre fabriquant d’instrument de pesage – la maison avait été créée en 1920 ! – que Bernard Tapie acquiert en 1983, la société a été d’abord transférée en 1995 au CDR avant d’être vendue en 1999 à un consortium américano-suisse, leader mondial du pesage qui la met en liquidation judiciaire en 2003, selon la fiche Testut http://fr.wikipedia.org/wiki/Testut  sur Wikipedia…

 

Mais ce n’est pas tout ! Il faut lire également l’intéressante fiche de Wikipedia consacrée à «l’Affaire Testut» http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Testut...  et les nombreuses malversations dont s’est rendu coupable Bernard Tapie sur le dos de l’entreprise… et pour lesquelles il a été condamné en 1996 pour «abus de biens sociaux» à deux ans de prison avec sursis assortis de 5 ans d’interdiction de gérer…

 

Le sort de Look est toutefois meilleur. Il rachète en 1983 l’entreprise – spécialisée dans les fixations de skis – pour un franc symbolique. Il étend l’activité de l’entreprise en créant la fabrication de pédales automatiques pour les vélos qui fut d’autant plus un franc succès que Bernard Hinaut gagna le Tour de France avec ce nouveau matériel.

 

En 1998, Bernard Tapie réalise un gros coup en revendant LooK pour 260 millions de francs. Si depuis, Look a connu des difficultés, je ne pense pas que l’on puisse les lui imputer. Elle tiennent sans doute plus à la concurrence féroce sur fond de délocalisations. Je ne saurais dire toutefois si le repreneur de l’époque a financé l’acquisition par le truchement du LBO qui ne peut que fragiliser la prospérité d’une entreprise en ponctionnant une partie non négligeable du chiffre d’affaires pour rembourser la dette.

 

Le moins que l’on puisse dire est que l’entreprise belge qui fabriquait les raquettes de tennis «Donnay» - popularisées par Björn Borg – n’a pas profité de «l’effet Tapie» ! En 1998 l’entreprise en faillite est reprise par un actionnariat plutôt improbable : Bernard Tapie pour 51 %, la région de Wallonie 29 % et l’homme d’affaires belge Albert Frère, 20 %…

 

En 1991, Bernard Tapie cède ses parts pour 100 millions de francs pour financer l’acquisition de d’Adidas.  Revendue par la région wallone, l’entreprise périclite et la production est stoppée.

 

Bernard Tapie met le paquet pour acquérir Adidas«l’affaire de sa vie» ! Il vend toutes ses participations et contracte un emprunt énorme pour financer l’acquisition du géant allemand : 1,6 milliard de francs.

 

 

Bernard Tapie aura beau utiliser toutes les ficelles de l’ultralibéralisme : généraliser la sous-traitance et les délocalisations, licencier à tours de bras, il doit faire face en 1992 à une énorme perte cumulée – 500 millions… Il est obligé de vendre Adidas qui est repris par son créancier – le Crédit Lyonnais – qui la revend à Robert-Louis Dreyfus, lequel deviendra également par la suite Président de l’Olympique de Marseille en remplacement de Bernard Tapie.

 

C’est à la suite de cette transaction pour laquelle Bernard Tapie estimait avoir été floué par le Crédit Lyonnais qu’il obtint l’an dernier un substantiel dédommagement à la suite de la décision d’un jugement arbitral. Pratique au demeurant courante en matière de droit des affaires.

 

Je ne me prononcerais pas sur la légalité et la pertinence de cette décision, ne sachant pas sur quelles bases elle a été fondée. Mais qu’elle ait été largement critiquée ne fait aucun doute. Beaucoup y ont vu la «patte» de Nicolas Sarkozy qui, selon eux, en échange de son soutien à l’élection présidentielle lui aurait promis de l’aider à sortir de ses démêlés avec le Crédit Lyonnais et le CDR.

 

Toujours est-il que la somme empochée à cette occasion a permis à Bernard Tapie de régler tous ses créanciers et de revenir sur le devant de la scène des affaires.

 

Entre temps, Bernard Tapie avait acquis en 1984 les piles Wonder, entreprise totalement en perte de vitesse, faute d’avoir anticipé le boom des piles alcalines… Contrairement à leur pub connue «les piles Wonder ne s’usent que si l’on s’en sert» elles devaient s’user tellement plus vite que les alcalines que les consommateurs - à moins d’être complètement maso – n’avaient aucune raison de les acheter.

 

Bernard Tapie aura beau dans une premier temps fermer 4 usines et licencier 600 salariés avant de s’associer avec Francis Bouygues pour racheter SAFT-Mazda – qui deviendra un leader européen de la pile qu’il revendra en 1988.

 

Quant aux piles Wonder, elles ont totalement disparu en France et ne sont plus vendues qu’à quelques milliers d’exemplaires en Afrique noire.

 

Or donc, aujourd’hui Bernard Tapie se targue de reprendre le Club Med et cela fait beaucoup de bruit dans le tout Landerneau de la politique et du monde des affaires. Il bénéficierait dit-il de l’appui d’actionnaires et de 3 ou 4 «fonds» amis selon ce que je lis sur Le Monde. Raison supplémentaire de fuir à toutes jambes quand on connaît l’extrême rapacité des fonds d’investissement ! Le malade – Club Med – pourrait bien «mourir guéri» !

 

Bernard Tapie déclare par ailleurs n’avoir pas l’intention de lancer une OPA sur le Club Med, sa participation devant rester minoritaire. Mais celle des fonds ? On connaît leur stratégie : ils glissent un pied dans la porte et ensuite, impossible de la refermer ! C’est tout le corps qui y passe.

 

Par ailleurs, cette affaire pourrait se doubler d’un petit – ou grand ? – scandale : L’AMF vient en effet d’ouvrir une enquête sur les mouvements spéculatifs sur le titre qui ont eu lieu fin avril et Bernard Tapie affirme que «ceux qui ont informé les médias de mon intérêt pour l’affaire dans le seul but de faire augmenter les cours et de rendre mon intérêt au capital plus difficile»

 

Il resterait à démontrer qu’il y a eu «délit d’initié» en sachant qui a acheté plus ou moins massivement des actions et sur la foi de quels renseignements. Soit une personne au courant de l’opération projetée mais destinée à rester secrète le temps des pourparlers, soit d’autres personnes qu’elle aurait fait bénéficier du renseignement.

 

Le spéculateur qui acquiert des actions en subodorant que leur cours sera à la hausse, à partir de son seul «flair» ou d’informations publiques ne tombe pas sous le coup de la loi.

 

Mais s’agissant d’une information destinée à la presse, il est nettement plus difficile de démasquer le coupable car – en principe – les journalistes ne sont pas tenus de dévoiler leurs sources : je dis bien en principe car ces dernières années, plusieurs perquisitions ont eu lieu dans certains journaux et les ordinateurs saisis, en contradiction flagrante avec le principe du respect de l’anonymat des sources.

 

Enfin, il conteste aussi l’augmentation de capital décidée dernièrement par le Club Med – retour de la Caisse des Dépôts, son actionnaire historique et entrée du Crédit Agricole, sa banque depuis 10 ans. «Combine» destinée à l’écarter selon lui et «pansement sur une jambe de bois» qui «le pousserait à anticiper le délai de réflexion qu’il avait fixé fin juin». A mon avis et selon ce que j'ai lu il attendrait plutôt de connaître le taux de réservation pour cet été...

 

Quant à la relance de l’activité, Bernard Tapie aurait un plan «génial» pour relancer le club Med : proposer des séjours aux familles «recomposées» : la première période avec la maman, la seconde avec le papa. L’idée n’est sans doute pas mauvaise mais sera-ce suffisant en temps de grave crise sociale ? La clientèle du club Med, pour relativement aisée qu’elle soit, risque d’en pâtir également et pourra préférer des vacances moins dispendieuses.

 

SOURCES

 

20 minutes – E24

La méthode Tapie

http://www.e24.fr/entreprises/tourisme/article88575.ece/L...

Tapie renoncera au Club Med "si la situation est conflictuelle"

http://www.e24.fr/entreprises/tourisme/article88469.ece/T...

Le Figaro

Le Club Med toujours sous la menace de Bernard Tapie

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/05/11/04015-20090511...

Le Monde

Club Med : Tapie affirme avoir le soutien de plusieurs actionnaires

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2009/05/09/clu...

Bernard Tapie assure ne pas vouloir lancer d'OPA sur le Club Med

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2009/05/11/ber...

Libération

Il veut racheter le Club Med

http://www.liberation.fr/economie/0101566420-il-veut-rach...

 

Bernard Tapie s’imagine encore gentil organisateur

http://www.liberation.fr/economie/0101566505-bernard-tapi...? xtor=EPR-450206

18/05/2009

Des effets économiques de la grippe porcine sur l’économie mondiale…

«L'épidémie de grippe porcine pourrait avoir "des effets notables" sur l'économie mondiale» lis-je sur le «12-15» supplément économique du Monde.fr… selon un haut responsable du FMI…Ceux-ci restant toutefois "difficiles à prédire", a ajouté John Lipsky, premier adjoint au directeur exécutif du FMI…

 

Parler pour ne rien dire : difficile exercice ! Je pensais pour ma part que la «peste ultralibérale» était autrement redoutable pour l’économie mondiale…

14:44 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe porcine

Si le Rapport Cotis traitait du pouvoir d’achat des retraites et des pensions d’invalidité… ça ferait encore plus mal !

Je n’ai pas de retraite «chapeau» à grands coups de millions d’euros. J’émarge à la Planète pauvre depuis fort longtemps… Je doute que l’on choisisse d’avoir ce que je recouvre du voile pudique des «accidents de la vie», au propre comme au figuré. Et encore ais-je eu la chance que la caisse de retraite complémentaire à laquelle je cotisais à la clinique servit une pension d’invalidité complémentaire de celle de la Sécu… Je ne pense pas être la seule à avoir une fort petite retraite.

 

C’est bien pour cela que je vois rouge vif quand je lis les déclarations ou commentaires de certains qui considèrent que la génération de 68 a bien profité d’un tas de largesses… Tu parles ! Nous avons eu surtout le droit de payer beaucoup d’impôts et de cotisations qui ont financé les retraites des parents voire des grands-parents de ces imbéciles et de leur permettre de poursuivre des études : vu le résultat nous aurions pu nous épargner cette dépense !

 

Ils pensent aux «bobos» même si le terme est anachronique mais je ne crois pas que, même avec un salaire d’infirmière tout à fait correct – surtout quand je compare aujourd’hui le salaire de beaucoup mes ex-consoeurs ! – avoir  jamais fait partie des privilégiés qu’ils visent.

 

Si j’avais pu continuer à travailler jusqu’à 60 ans, j’aurais gagné en fin de carrière environ 2500 euros, ancienneté comprise. Et ma retraite, bien évidemment n’en aurait été que meilleure. Plus du double de ce que je perçois. Mais ainsi va la vie…

 

Force m’est aussi de relativiser mon sort car d’autres sont nettement plus à plaindre, je pense notamment à toutes les personnes qui ne perçoivent que l’Allocation adulte handicapé, faute d’avoir travaillé ou suffisamment longtemps et celles qui perçoivent le «minimum vieillesse» qui porte bien son nom ! Il m’est revenu que malgré les promesses de Nicolas Sarkozy, la revalorisation a été «peau de chagrin»… Mensonges et «effets d’annonce», comme d’hab !

 

Cela fait un certain temps que je voulais me pencher sur mes revenus et les actualiser en francs ou euros constants sinon les comparaisons n’ont aucun sens. Il existe des tables pour ce faire et même un site qui propose une calculette, ce qui facilite évidemment la tâche… Inflation en France – depuis 1990 - http://inflation.free.fr/calculateur-inflation.php.

 

J’ai donc sacrifié à ce travail ce matin. Et entrepris de calculer mes revenus – pension d’invalidité de la Sécu et de la Caisse de retraite complémentaire – depuis 1990. Je n’ai pas été déçue du voyage…

 

Sur le plan de la seule «actualisation» - s’agissant de l’invalidité la Sécu - je constate qu’en euros constants en  septembre 2007 au moment où j’ai fait valoir mes droits à la retraite, ma pension avait perdu 11 euros par mois… Constante dégradation depuis 1991.

 

Mais le pire, c’est la Caisse de retraite complémentaire de l’Arcco (non cadre) ! Alors que travaillant beaucoup – trop ! y compris des nuits – étant le plus souvent au-dessus du plafond, je cotisais aux tranches «A» et «B»… Non seulement, j’ai perdu 9 euros par rapport à 1990 mais encore plus depuis 1994 : 53 euros par trimestre…Et le summum : je touche 150 euros de moins en retraite par trimestre qu’en invalidité !

 

Ce qui n’est pas compensé par l’augmentation de mes revenus de la Cnav : grosso modo 100 euros de plus par mois. Là, il s’agit de chiffres «rééls». Ce qui tombe sur mon compte bancaire tous les mois. Pas étonnant que les fins de mois soient si difficiles à boucler !

 

Je ne dois pas être la seule. Je connais un tas de retraité(e)s aux revenus modestes. Quand bien même percevraient-ils 80 % de leur ancien salaire… Pour les smicards et autres salariés qui ne roulaient déjà pas sur l’or, ça ne fait pas derche ! Entre 900 euros – comme moi - et 1200 euros, à comparer au coût actuel de la vie…

 

Hé ! Ho ! Sarko ! Tu nous entends ?

 

17/05/2009

Laurent Wauquiez mérite un zéro pointé !

LAURENT WAUQUIEZ - MINISTRE DE L'EMPLOI SATISFAIT.jpgAh ! cette maladie de la «notation» - pendant ultralibéral de la cotation boursière ! – qui saisit Sarko & consorts, de l’UMP au gouvernement… Mettre tous les services publics et les établissements – de l’hôpital public à l’enseignement, et j’en oublie très certainement ! - en concurrence sauvage, au moment même ou une nouvelle «charrette» de 30.000 non remplacements de fonctionnaires va sûrement contribuer à faciliter le travail de ceux qui restent et améliorer la situation de l’emploi !

 

L’emploi précisément, parlons en ! D’après ce que je lis sur les Echos Laurent Wauquiez attribue une note de 11/20 à Pôle Emploi http://www.lesechos.fr/info/france/300349301-laurent-wauquiez-attribue-une-note-de-11-20-a-pole-emploi.htm le ministre en charge de l’Emploi n’échapperait pas à cette étrange manie. La faute à qui si le Pôle emploi n’est pas performant ? Sûrement pas aux employés… Nicolas Sarkozy et sa clique ont commis deux fautes majeures. D’une part avec cette inepte réforme – réunir en une seule entité l’ANPE et les ASSEDIC – et d’autre part, en n’anticipant pas les effets de la crise économique sur l’emploi.,

 

Soit la réforme de la gestion des chômeurs

 

Comme d’habitude, s’agissant des réformes voulues par Nicolas Sarkozy, c’est une parfaite illustration de la «méthode Sarko» : agir dans la précipitation et réfléchir ensuite… Sans même attendre un rapport qui souligna en son temps les difficultés de l’entreprise, les deux services n’ayant pas du tout la même culture :

 

les conseillers de l’ANPE – déjà débordés et soumis à des pressions constantes pour faire sortir un maximum de chômeurs du dispositif ! – s’occupant du placement et de l’orientation vers des stages de formation, le cas échéant ;

 

alors que ceux de l’ASSEDIC s’occupaient prioritairement d’étudier les droits des demandeurs d’emploi et de la gestion des indemnités et éventuellement de la rémunération des stages de formation ou de reclassement professionnel.

 

Sur le plan économique de la prévision économique et de l’anticipation

 

Il était évident dès août 2007 – le départ de la crise des «morgate subprimes» - que les bulles spéculatives financières et immobilières – éclateraient. C’était même prévisible depuis plusieurs années : il est de la nature même des «bulles» d’éclater dès lors qu’elles atteignent une taille critique, ce qui vaut aussi bien sur le plan de la physique que de la spéculation…

 

Il restait seulement à connaître et la date et l’ampleur des dégâts… Certains avaient beau parler d’un «atterrissage en douceur» pour l’immobilier, auquel pour ma part je n’ai jamais cru… D’autre part, il suffisait de lire la masse des articles consacrés à l’endettement des ménages aux USA ainsi qu’en Grande-Bretagne – jusqu’à 60 % de leur revenu ! – pour subodorer l’effondrement de pans entiers de l’économie qui résulterait de défauts de paiement de grande ampleur…

 

 

C’était en outre hautement prévisible, pour peu que l’on s’intéressât aux critiques du système financier international globalisé et à la folie spéculative qui ne date pas d’hier – j’en veux pour preuve un article d’Ibrahim Warde dans le Monde Diplomatique de juillet 1994 ! - “La dérive des nouveaux produits financiers“, sous titré : «Un capitalisme hors de contrôle» http://www.monde-diplomatique.fr/1994/07/WARDE/573 dont je ne peux que recommander la lecture tant il est limpide et très didactique.

 

Ne croyez pas que je sois le moins du monde une excitée criant forcément «haro sur les Bourses» ! - qui permettent aux entreprises cotées d’emprunter pour investir - ni même sur les «marchés à terme» qui ont leur utilité économique dans la mesure où ils permettent d’anticiper les fluctuations, de prévoir un prix stable et de se prémunir contre les risques.

 

Mais hélas, ces fonctions tout à fait normales autant que légitimes ont précisément volé en éclats du fait même de la spéculation la plus folle – merci aux banquiers et traders déjantés ! - et de la course effrénée aux super-profits. Les produits financiers sont devenus tellement sophistiqués – en même temps que totalement déconnectés de «l’économie réelle» ! – et si opaques qu’un financier averti, de la stature de George Soros a pu admettre ne plus rien y comprendre !

 

On complètera utilement cette lecture par un autre article du Monde Diplomatique écrit par Frédéric Lordon en septembre 2007 – un an avant le krach boursier ! – «Quand la finance prend le monde en otage» http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/LORDON/15074 et sous-titré – de façon prémonitoire ! – «Spéculation immobilière, ralentissement économique» dont je citerais le premier paragraphe, particulièrement éclairant sur l’incapacité de nos dirigeants – politiques aussi bien qu’économiques – à anticiper les événements 

«Hegel, il y a deux siècles, déplorait l’incapacité chronique des Etats à tirer les leçons des expériences de l’histoire. Les gouvernements ne sont pas les seules puissances incapables d’apprentissage. Le capital – tout particulièrement financier – semble lui aussi condamné à la persévérance dans l’erreur, à l’aberration récurrente et à l’éternel retour de la crise financière. Quoique portant sur des « objets » nouveaux, la crise actuelle des marchés de crédit donne à voir une fois de plus les ingrédients chimiquement purs du désastre, offrant à qui voudra bien s’en saisir une occasion de plus de méditer sur les « bienfaits » de la libéralisation des marchés de capitaux.»

 

Les «produits dérivés», les «hedge funds» - fonds d’investissements spéculatifs – de même que la «titrisation» - incorporer une partie d’un actif dans un produit financier – étaient censés prémunir contre les risques financiers les investisseurs, les spéculateurs et les particuliers clients des banques ou des sociétés d’assurance, notamment par le biais des assurances-vie. Or, ce sont ces produits qui sont responsables de l’implosion de la Planète finance et des considérables dégâts dont nous payons le prix fort aujourd’hui : du fait même de la globalisation des marchés et de la mondialisation ultralibérale, ils ont disséminé le risque à l’ensemble de la planète

 

C’était éminemment prévisible dès août 2007.

 

D’après ce que j’ai lu un peu plus tard, François Fillon alors en visite à Washington, aurait compris dès cette époque l’ampleur et la gravité de la crise à venir… Sans pour autant faire quoique ce soit pour anticiper des mesures et stopper la machine infernale mise en place par Nicolas Sarkozy.

 

En premier lieu le fameux «bouclier fiscal» qui coûte la peau des fesses au budget de l’Etat – 12 milliards par an ! – en ne profitant qu’à une poignée de multimilliardaires qui se voient rembourser des sommes astronomiques…

 

En second lieu : le «travailler plus pour gagner plus» avec des heures supplémentaires défiscalisées qui, bien entendu, ne peut qu’avoir un effet négatif sur le taux de chômage : ce sont autant d’emplois en moins. Mais aujourd’hui, nombre des salariés happy fews qui ont bénéficié de ces largesses n’ont plus souvent que leurs yeux pour pleurer : ils sont au chômage ! ou sur le point d’y être…

 

Si, selon Machiavel «Gouverner c’est prévoir» il est patent que «Le Prince» qui prétend présider aux destinées de la «Maison France» est fort incapable de gouverner…

 

Notation pour notation : selon La Tribune – pourtant pas un journal de gauche ! – L’institut Thomas More ne lui décernerait qu’un minable 10,5 pour l’ensemble de son œuvre depuis le 6 mai 2007 ! http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090505trib000373466/les-deux-ans-de-pouvoir-de-sarkozy-ses-actions-notees-par-linstitut-thomas-more.html, ce que j’avais relaté dans un article sur Lait d’beu datant du 7 mai 2009 : Bal tragique à l’Elysée : «L’échec» sur toutes la ligne ! 65 % des Français mécontents… http://kamizole.blog.lemonde.fr/2009/05/07/bal-tragique-a-l%e2%80%99elysee-%c2%abl%e2%80%99echec%c2%bb-sur-toute-la-ligne-65-des-francais-mecontents%e2%80%a6/

 

Petite ruse de Sioux pour ceux qui auraient l’idée de le lire - tant que Lait d’Beu restera «inactif» : passer par Google et ensuite «en cache»…

 

PS : je refuse absolument d'être rendue responsable des erreurs de mise en page et autres problèmes de "police de caractères"... qui relèvent totalement du système de "blog spiriet" et non de mon fait...

La question qui tue : «comment se fait-il que les salaires aient si peu augmenté depuis 25 ans» ?

TiersEtat.jpgCe n’est pas moi qui pose cette question, terriblement iconoclaste ! mais bien Jean-Philippe Cotis, directeur de l’Insee et auteur d’un récent rapport sur les salaires et disparités de revenus, lequel vient d’être transmis à Nicolas Sarkozy. J’en reparlerai très certainement car cette étude suscite d’ores et déjà une polémique.

 

Le Medef voyant dans la stabilité du rapport entre profits et masse salariale un motif de satisfaction là où il est évident, notamment pour les syndicats, que ce ratio - pour aussi stable qu’il soit – masque le poids des très hauts salaires qui n’ont fait qu’augmenter depuis une vingtaine d’années alors que les salaires des ouvriers et des employés ne faisaient que stagner – au mieux – quand ils ne régressaient pas.

 

Bien entendu, c’est un constat que je fais depuis fort longtemps… Il faut de surcroît comparer ce qui est comparable, entendre : convertir les sommes étudiées en francs ou euros «réels» en francs et euros «constants», c’est à dire indexés de l’inflation… Il existe pour se faire, des barèmes ou des calculettes…http://inflation.free.fr/calculateur-inflation.php

 

Ayant été infirmière dans une usine – mécanique générale et de précision - pendant 6 ans entre 1972 et 1978 et travaillant beaucoup avec le Service du personnel, je connaissais tous les salaires (sauf ceux de la Direction). Il se trouve qu’accompagnant il y a déjà quelques années une amie à l’ANPE, pour tromper le temps pendant qu’elle avait un entretien, j’ai consulté le tableau des offres d’emploi.

 

J’ai été littéralement sidérée du niveau des salaires proposés précisément dans cette branche : pour des postes exigeant et une qualification et 10 ans d’ancienneté : le SMIC !

 

Or, en 1978 je percevais grosso modo 3000 francs – 1500 euros actuels – et mon salaire pour 40 heures équivalait à celui d’un P2  - professionnel qualifié dont le niveau de rémunération est situé au milieu de l’échelle des salaires. En consultant le tableau de «Tripalium» http://www.tripalium.com/chiffres/smic/chiffre2.htm, site qui traite - entre autres questions relatives au travail - du SMIC, je lis que le SMIC mensualisé pour 40 heures s’élève précisément à… 1592 euros ! Qui plus est, cette somme englobe 5 heures (par semaine) à 25 %… Bien entendu, c’est le salaire brut et il faut défalquer grosso modo 20 % - diverses cotisations salariales – pour obtenir le salaire net : 1292 euros.

 

 

Formidable régression en 20 ans, sachant que le SMIC est le salaire… minimum.

 

Tout cela au nom d’une politique économique aberrante : recherche de l’hypercompétitivité sur fond de délocalisations massives des activités vers des «paradis sociaux» : pour les actionnaires ; l’enfer du quasi esclavage pour les salariés.

 

Relativement aux conditions de travail et à l’ambiance qui règne dans certaines «entreprises barbares» nous sommes déjà revenus au XIXe siècle à l’aube de la révolution industrielle et des patrons de «droit divin». Encore un effort pour être davantage compétitif, et nous serons au temps des serfs du Moyen-Âge !

 

Ce qui est d’ailleurs tout à fait compatible avec le retour en arrière vers l’Ancien Régime - et la féodalité ! il suffit de voir combien "l'espace public" se restreint au profit des grands intérêts privés...- qui fait nettement plus que se dessiner… La caste des nantis – «hyper-bourgeoisie» http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/DUCLOS/10778 selon Denis Clerc dans le Monde Diplomatique – étant le pendant actuel de l’aristocratie d’hier.

 

J’y ajouterais volontiers la caste des financiers pour faire bonne mesure : nouveaux «gardiens du Temple» - la Bourse – avec leur «credo» : «Je crois au Fric, Dieu tout puissant, organisateur du ciel et de la terre» remplaçant désormais celui du clergé.

 

Nous autres, les pauvres comme les classes moyennes – en général paupérisées – nous restons le Tiers-Etat malmené et supportons tout le poids de ces prédateurs, assis sur notre dos comme dans la célèbre illustration.

 

L’abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août 1789 eut-elle jamais lieu ? Sinon dans quel rêve démocratique vite oublié.

 

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