Avertir le modérateur

19/05/2009

Elections européennes : l’argent des con… tribuables sert à la propagande de l’UMP !

SARKO PABO.jpgPourquoi se gêner ? Apparemment, Philippe Seguin - Président de la Cour des comptes – toujours prêt à fustiger la Sécu ou les dispendieux fonctionnaires – ne semble pas convaincu de la nécessité de scruter les dépenses de Nicolas Sarkozy : le roi s’amuse !

 

Avec nos sous ! Des centaines de millions d’euros pour ses déplacements. Entre les forces de police mobilisées pour paralyser des régions ou des villes, dilapider l'argent public en de dispendieux raouts ou meetings de l’UMP…

 

Aucune honte chez le Troll de l’Elysée : la France lui appartient ! 53 % d’électeurs en mai 2007 – transformés depuis et dernièrement en 65 % de mécontents ! – lui donneraient tous les droits. Même et surtout ! de razzier les finances publiques. En pleine crise économique et sociale quand un nombre croissant de personnes tirent la langue à qui mieux-mieux ! Mister «Bling-Bling» s’en contre-fiche absolument. Du moment qu’il bouffe son gateau : «les pauvres, y z’ont qu’à crever» dirait-il dans son français habituel, plus qu’approximatif.

 

Tout dernièrement, un clip de communication gouvernementale –que  je n’ai pu regarder – qui constituerait une belle propagande pour l’UMP et le rôle éminent de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Union européenne au second trimestre 2008. Voilà qui fera bien rigoler ses partenaires européens qui en ont une toute autre idée !

 

L’occasion pour Dominique Paillé – cité par «20 minutes» http://20mn.fr/_c.aspx?i=57011&m=2012&r=26... de nous en bailler une bien bonne, digne des sarkonneries habituelles de Frédéric Lefebvre : Nicolas Sarkozy serait «le président de tous les Français» !

 

Ah ! bon ? C’est nouveau ça : je le voyais plutôt en «chef de meute» de l’UMP plus préoccupé du sort des banquiers et de ses amis multimilliardaires des multinationales et du Medef que de celui des chômeurs de plus en plus nombreux et du vulgum pecus de la «France qui souffre» ! Sans doute devrais-je changer de lunettes ?

 

En tous cas, ils peuvent bien sarkonner jusqu’à plus soif : le 7 juin 2009 je voterai socialiste. Une autre façon de dire «casse-toi, pôv c…» et d'espérer les priver de la victoire qu’ils espèrent.

18/05/2009

Si le Rapport Cotis traitait du pouvoir d’achat des retraites et des pensions d’invalidité… ça ferait encore plus mal !

Je n’ai pas de retraite «chapeau» à grands coups de millions d’euros. J’émarge à la Planète pauvre depuis fort longtemps… Je doute que l’on choisisse d’avoir ce que je recouvre du voile pudique des «accidents de la vie», au propre comme au figuré. Et encore ais-je eu la chance que la caisse de retraite complémentaire à laquelle je cotisais à la clinique servit une pension d’invalidité complémentaire de celle de la Sécu… Je ne pense pas être la seule à avoir une fort petite retraite.

 

C’est bien pour cela que je vois rouge vif quand je lis les déclarations ou commentaires de certains qui considèrent que la génération de 68 a bien profité d’un tas de largesses… Tu parles ! Nous avons eu surtout le droit de payer beaucoup d’impôts et de cotisations qui ont financé les retraites des parents voire des grands-parents de ces imbéciles et de leur permettre de poursuivre des études : vu le résultat nous aurions pu nous épargner cette dépense !

 

Ils pensent aux «bobos» même si le terme est anachronique mais je ne crois pas que, même avec un salaire d’infirmière tout à fait correct – surtout quand je compare aujourd’hui le salaire de beaucoup mes ex-consoeurs ! – avoir  jamais fait partie des privilégiés qu’ils visent.

 

Si j’avais pu continuer à travailler jusqu’à 60 ans, j’aurais gagné en fin de carrière environ 2500 euros, ancienneté comprise. Et ma retraite, bien évidemment n’en aurait été que meilleure. Plus du double de ce que je perçois. Mais ainsi va la vie…

 

Force m’est aussi de relativiser mon sort car d’autres sont nettement plus à plaindre, je pense notamment à toutes les personnes qui ne perçoivent que l’Allocation adulte handicapé, faute d’avoir travaillé ou suffisamment longtemps et celles qui perçoivent le «minimum vieillesse» qui porte bien son nom ! Il m’est revenu que malgré les promesses de Nicolas Sarkozy, la revalorisation a été «peau de chagrin»… Mensonges et «effets d’annonce», comme d’hab !

 

Cela fait un certain temps que je voulais me pencher sur mes revenus et les actualiser en francs ou euros constants sinon les comparaisons n’ont aucun sens. Il existe des tables pour ce faire et même un site qui propose une calculette, ce qui facilite évidemment la tâche… Inflation en France – depuis 1990 - http://inflation.free.fr/calculateur-inflation.php.

 

J’ai donc sacrifié à ce travail ce matin. Et entrepris de calculer mes revenus – pension d’invalidité de la Sécu et de la Caisse de retraite complémentaire – depuis 1990. Je n’ai pas été déçue du voyage…

 

Sur le plan de la seule «actualisation» - s’agissant de l’invalidité la Sécu - je constate qu’en euros constants en  septembre 2007 au moment où j’ai fait valoir mes droits à la retraite, ma pension avait perdu 11 euros par mois… Constante dégradation depuis 1991.

 

Mais le pire, c’est la Caisse de retraite complémentaire de l’Arcco (non cadre) ! Alors que travaillant beaucoup – trop ! y compris des nuits – étant le plus souvent au-dessus du plafond, je cotisais aux tranches «A» et «B»… Non seulement, j’ai perdu 9 euros par rapport à 1990 mais encore plus depuis 1994 : 53 euros par trimestre…Et le summum : je touche 150 euros de moins en retraite par trimestre qu’en invalidité !

 

Ce qui n’est pas compensé par l’augmentation de mes revenus de la Cnav : grosso modo 100 euros de plus par mois. Là, il s’agit de chiffres «rééls». Ce qui tombe sur mon compte bancaire tous les mois. Pas étonnant que les fins de mois soient si difficiles à boucler !

 

Je ne dois pas être la seule. Je connais un tas de retraité(e)s aux revenus modestes. Quand bien même percevraient-ils 80 % de leur ancien salaire… Pour les smicards et autres salariés qui ne roulaient déjà pas sur l’or, ça ne fait pas derche ! Entre 900 euros – comme moi - et 1200 euros, à comparer au coût actuel de la vie…

 

Hé ! Ho ! Sarko ! Tu nous entends ?

 

17/05/2009

Elections européennes : ce que «Dany le Rouge» devrait comprendre…

Qu’il soit devenu «Dany le Vert» ne change rien au problème… Non plus qu’il est fait de toutes évidences, œuvre utile au Parlement Européen. Je me souviens de l’apostrophe véhémente contre Nicolas Sarkozy tout près d’aller baisser son froc à Pékin pour l’ouverture des Jeux Olympiques… ce qu’il a fait ! Pour rabaisser l’image de la France au niveau international, on ne trouvera pas mieux… Et qui plus est, sans aucun résultat, ni en termes d’images ni, encore moins sur le plan économique : les dictateurs de Pékin ayant une mémoire d’éléphant.

 

Aujourd’hui, Daniel Cohn-Bendit nous la joue «vierge effarouchée» : selon «20 minutes» Cohn-Bendit furieux de la tournure prise par la campagne http://www.20minutes.fr/article/326549/Elections-europeennes-Cohn-Bendit-furieux-de-la-tournure-prise-par-la-campagne.php le vote «anti-Sarko» serait un vote d’usurpation… Qu’il soit le fait du Parti Socialiste ou du Modem de François Bayrou.

Je n’ai pas le souvenir de la position de Daniel Cohn-Bendit lors du scrutin sur la «Constitution européenne» en 2005. La mienne était fort simple – mais non «simpliste» : un «non» franc et massif à une pseudo-constitution qui selon Laurent Fabius «gravait dans le marbre»  les partis-pris économistes de l’ultralibéralisme…

 

Je pense être assez versée en droit constitutionnel pour savoir que cela n’est point du ressort d’un texte constitutionnel qu ne devrait s’occuper que des seules institutions.

 

Le scrutin fut à la hauteur de nos espérances : ce texte inepte – merci Giscard d’Estaing ! – fut rejeté par environ 53 % de mes concitoyens et «rattrapé» par Sarko qui se garda bien d’en appeler une fois de plus aux urnes ! Il espère sans doute en faire de même avec les électeurs irlandais, le dictateur au petit pied (talonnettes comprises).

 

Cette fois, concernant les élections européennes nous avons le choix pour dire «merde» à Sarko et à sa clique de l’UMP : les listes socialistes,communistes, vertes ou présentées par les radicaux de gauche et les listes du Modem. Je suis reste pour ma part et socialiste et tendance «Ségo»…

 

Mais si d’une part, je suis contente de voir ma «famille» socialiste réunie – ou presque – sous une seule bannière, ne comptez pas sur moi pour tirer à boulets rouges sur les listes du Modem !

 

Il faut être en effet aussi con que l’improbable Cambadélis pour s’en prendre au parti de François Bayrou. Je préfère, quant à moi l’analyse de Laurent Joffrin, dans son édito de Libé  sur Comment battre Nicolas Sarkozy ? http://www.liberation.fr/politiques/0101565264-comment-battre-nicolas-sarkozy?xtor=EPR-450206 la nécessaire recomposition de l’électorat de gauche et du centre… Alliance nécessaire et forcément productive d’une nouvelle dynamique ! irradiant toute la société.

 

Je n’ai donc qu’un seul mot d’ordre pour le 9 juin 2009 : infliger une sévère défaite à Sarko et à son «clan» !

 

Laurent Wauquiez mérite un zéro pointé !

LAURENT WAUQUIEZ - MINISTRE DE L'EMPLOI SATISFAIT.jpgAh ! cette maladie de la «notation» - pendant ultralibéral de la cotation boursière ! – qui saisit Sarko & consorts, de l’UMP au gouvernement… Mettre tous les services publics et les établissements – de l’hôpital public à l’enseignement, et j’en oublie très certainement ! - en concurrence sauvage, au moment même ou une nouvelle «charrette» de 30.000 non remplacements de fonctionnaires va sûrement contribuer à faciliter le travail de ceux qui restent et améliorer la situation de l’emploi !

 

L’emploi précisément, parlons en ! D’après ce que je lis sur les Echos Laurent Wauquiez attribue une note de 11/20 à Pôle Emploi http://www.lesechos.fr/info/france/300349301-laurent-wauquiez-attribue-une-note-de-11-20-a-pole-emploi.htm le ministre en charge de l’Emploi n’échapperait pas à cette étrange manie. La faute à qui si le Pôle emploi n’est pas performant ? Sûrement pas aux employés… Nicolas Sarkozy et sa clique ont commis deux fautes majeures. D’une part avec cette inepte réforme – réunir en une seule entité l’ANPE et les ASSEDIC – et d’autre part, en n’anticipant pas les effets de la crise économique sur l’emploi.,

 

Soit la réforme de la gestion des chômeurs

 

Comme d’habitude, s’agissant des réformes voulues par Nicolas Sarkozy, c’est une parfaite illustration de la «méthode Sarko» : agir dans la précipitation et réfléchir ensuite… Sans même attendre un rapport qui souligna en son temps les difficultés de l’entreprise, les deux services n’ayant pas du tout la même culture :

 

les conseillers de l’ANPE – déjà débordés et soumis à des pressions constantes pour faire sortir un maximum de chômeurs du dispositif ! – s’occupant du placement et de l’orientation vers des stages de formation, le cas échéant ;

 

alors que ceux de l’ASSEDIC s’occupaient prioritairement d’étudier les droits des demandeurs d’emploi et de la gestion des indemnités et éventuellement de la rémunération des stages de formation ou de reclassement professionnel.

 

Sur le plan économique de la prévision économique et de l’anticipation

 

Il était évident dès août 2007 – le départ de la crise des «morgate subprimes» - que les bulles spéculatives financières et immobilières – éclateraient. C’était même prévisible depuis plusieurs années : il est de la nature même des «bulles» d’éclater dès lors qu’elles atteignent une taille critique, ce qui vaut aussi bien sur le plan de la physique que de la spéculation…

 

Il restait seulement à connaître et la date et l’ampleur des dégâts… Certains avaient beau parler d’un «atterrissage en douceur» pour l’immobilier, auquel pour ma part je n’ai jamais cru… D’autre part, il suffisait de lire la masse des articles consacrés à l’endettement des ménages aux USA ainsi qu’en Grande-Bretagne – jusqu’à 60 % de leur revenu ! – pour subodorer l’effondrement de pans entiers de l’économie qui résulterait de défauts de paiement de grande ampleur…

 

 

C’était en outre hautement prévisible, pour peu que l’on s’intéressât aux critiques du système financier international globalisé et à la folie spéculative qui ne date pas d’hier – j’en veux pour preuve un article d’Ibrahim Warde dans le Monde Diplomatique de juillet 1994 ! - “La dérive des nouveaux produits financiers“, sous titré : «Un capitalisme hors de contrôle» http://www.monde-diplomatique.fr/1994/07/WARDE/573 dont je ne peux que recommander la lecture tant il est limpide et très didactique.

 

Ne croyez pas que je sois le moins du monde une excitée criant forcément «haro sur les Bourses» ! - qui permettent aux entreprises cotées d’emprunter pour investir - ni même sur les «marchés à terme» qui ont leur utilité économique dans la mesure où ils permettent d’anticiper les fluctuations, de prévoir un prix stable et de se prémunir contre les risques.

 

Mais hélas, ces fonctions tout à fait normales autant que légitimes ont précisément volé en éclats du fait même de la spéculation la plus folle – merci aux banquiers et traders déjantés ! - et de la course effrénée aux super-profits. Les produits financiers sont devenus tellement sophistiqués – en même temps que totalement déconnectés de «l’économie réelle» ! – et si opaques qu’un financier averti, de la stature de George Soros a pu admettre ne plus rien y comprendre !

 

On complètera utilement cette lecture par un autre article du Monde Diplomatique écrit par Frédéric Lordon en septembre 2007 – un an avant le krach boursier ! – «Quand la finance prend le monde en otage» http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/LORDON/15074 et sous-titré – de façon prémonitoire ! – «Spéculation immobilière, ralentissement économique» dont je citerais le premier paragraphe, particulièrement éclairant sur l’incapacité de nos dirigeants – politiques aussi bien qu’économiques – à anticiper les événements 

«Hegel, il y a deux siècles, déplorait l’incapacité chronique des Etats à tirer les leçons des expériences de l’histoire. Les gouvernements ne sont pas les seules puissances incapables d’apprentissage. Le capital – tout particulièrement financier – semble lui aussi condamné à la persévérance dans l’erreur, à l’aberration récurrente et à l’éternel retour de la crise financière. Quoique portant sur des « objets » nouveaux, la crise actuelle des marchés de crédit donne à voir une fois de plus les ingrédients chimiquement purs du désastre, offrant à qui voudra bien s’en saisir une occasion de plus de méditer sur les « bienfaits » de la libéralisation des marchés de capitaux.»

 

Les «produits dérivés», les «hedge funds» - fonds d’investissements spéculatifs – de même que la «titrisation» - incorporer une partie d’un actif dans un produit financier – étaient censés prémunir contre les risques financiers les investisseurs, les spéculateurs et les particuliers clients des banques ou des sociétés d’assurance, notamment par le biais des assurances-vie. Or, ce sont ces produits qui sont responsables de l’implosion de la Planète finance et des considérables dégâts dont nous payons le prix fort aujourd’hui : du fait même de la globalisation des marchés et de la mondialisation ultralibérale, ils ont disséminé le risque à l’ensemble de la planète

 

C’était éminemment prévisible dès août 2007.

 

D’après ce que j’ai lu un peu plus tard, François Fillon alors en visite à Washington, aurait compris dès cette époque l’ampleur et la gravité de la crise à venir… Sans pour autant faire quoique ce soit pour anticiper des mesures et stopper la machine infernale mise en place par Nicolas Sarkozy.

 

En premier lieu le fameux «bouclier fiscal» qui coûte la peau des fesses au budget de l’Etat – 12 milliards par an ! – en ne profitant qu’à une poignée de multimilliardaires qui se voient rembourser des sommes astronomiques…

 

En second lieu : le «travailler plus pour gagner plus» avec des heures supplémentaires défiscalisées qui, bien entendu, ne peut qu’avoir un effet négatif sur le taux de chômage : ce sont autant d’emplois en moins. Mais aujourd’hui, nombre des salariés happy fews qui ont bénéficié de ces largesses n’ont plus souvent que leurs yeux pour pleurer : ils sont au chômage ! ou sur le point d’y être…

 

Si, selon Machiavel «Gouverner c’est prévoir» il est patent que «Le Prince» qui prétend présider aux destinées de la «Maison France» est fort incapable de gouverner…

 

Notation pour notation : selon La Tribune – pourtant pas un journal de gauche ! – L’institut Thomas More ne lui décernerait qu’un minable 10,5 pour l’ensemble de son œuvre depuis le 6 mai 2007 ! http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090505trib000373466/les-deux-ans-de-pouvoir-de-sarkozy-ses-actions-notees-par-linstitut-thomas-more.html, ce que j’avais relaté dans un article sur Lait d’beu datant du 7 mai 2009 : Bal tragique à l’Elysée : «L’échec» sur toutes la ligne ! 65 % des Français mécontents… http://kamizole.blog.lemonde.fr/2009/05/07/bal-tragique-a-l%e2%80%99elysee-%c2%abl%e2%80%99echec%c2%bb-sur-toute-la-ligne-65-des-francais-mecontents%e2%80%a6/

 

Petite ruse de Sioux pour ceux qui auraient l’idée de le lire - tant que Lait d’Beu restera «inactif» : passer par Google et ensuite «en cache»…

 

PS : je refuse absolument d'être rendue responsable des erreurs de mise en page et autres problèmes de "police de caractères"... qui relèvent totalement du système de "blog spiriet" et non de mon fait...

La question qui tue : «comment se fait-il que les salaires aient si peu augmenté depuis 25 ans» ?

TiersEtat.jpgCe n’est pas moi qui pose cette question, terriblement iconoclaste ! mais bien Jean-Philippe Cotis, directeur de l’Insee et auteur d’un récent rapport sur les salaires et disparités de revenus, lequel vient d’être transmis à Nicolas Sarkozy. J’en reparlerai très certainement car cette étude suscite d’ores et déjà une polémique.

 

Le Medef voyant dans la stabilité du rapport entre profits et masse salariale un motif de satisfaction là où il est évident, notamment pour les syndicats, que ce ratio - pour aussi stable qu’il soit – masque le poids des très hauts salaires qui n’ont fait qu’augmenter depuis une vingtaine d’années alors que les salaires des ouvriers et des employés ne faisaient que stagner – au mieux – quand ils ne régressaient pas.

 

Bien entendu, c’est un constat que je fais depuis fort longtemps… Il faut de surcroît comparer ce qui est comparable, entendre : convertir les sommes étudiées en francs ou euros «réels» en francs et euros «constants», c’est à dire indexés de l’inflation… Il existe pour se faire, des barèmes ou des calculettes…http://inflation.free.fr/calculateur-inflation.php

 

Ayant été infirmière dans une usine – mécanique générale et de précision - pendant 6 ans entre 1972 et 1978 et travaillant beaucoup avec le Service du personnel, je connaissais tous les salaires (sauf ceux de la Direction). Il se trouve qu’accompagnant il y a déjà quelques années une amie à l’ANPE, pour tromper le temps pendant qu’elle avait un entretien, j’ai consulté le tableau des offres d’emploi.

 

J’ai été littéralement sidérée du niveau des salaires proposés précisément dans cette branche : pour des postes exigeant et une qualification et 10 ans d’ancienneté : le SMIC !

 

Or, en 1978 je percevais grosso modo 3000 francs – 1500 euros actuels – et mon salaire pour 40 heures équivalait à celui d’un P2  - professionnel qualifié dont le niveau de rémunération est situé au milieu de l’échelle des salaires. En consultant le tableau de «Tripalium» http://www.tripalium.com/chiffres/smic/chiffre2.htm, site qui traite - entre autres questions relatives au travail - du SMIC, je lis que le SMIC mensualisé pour 40 heures s’élève précisément à… 1592 euros ! Qui plus est, cette somme englobe 5 heures (par semaine) à 25 %… Bien entendu, c’est le salaire brut et il faut défalquer grosso modo 20 % - diverses cotisations salariales – pour obtenir le salaire net : 1292 euros.

 

 

Formidable régression en 20 ans, sachant que le SMIC est le salaire… minimum.

 

Tout cela au nom d’une politique économique aberrante : recherche de l’hypercompétitivité sur fond de délocalisations massives des activités vers des «paradis sociaux» : pour les actionnaires ; l’enfer du quasi esclavage pour les salariés.

 

Relativement aux conditions de travail et à l’ambiance qui règne dans certaines «entreprises barbares» nous sommes déjà revenus au XIXe siècle à l’aube de la révolution industrielle et des patrons de «droit divin». Encore un effort pour être davantage compétitif, et nous serons au temps des serfs du Moyen-Âge !

 

Ce qui est d’ailleurs tout à fait compatible avec le retour en arrière vers l’Ancien Régime - et la féodalité ! il suffit de voir combien "l'espace public" se restreint au profit des grands intérêts privés...- qui fait nettement plus que se dessiner… La caste des nantis – «hyper-bourgeoisie» http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/DUCLOS/10778 selon Denis Clerc dans le Monde Diplomatique – étant le pendant actuel de l’aristocratie d’hier.

 

J’y ajouterais volontiers la caste des financiers pour faire bonne mesure : nouveaux «gardiens du Temple» - la Bourse – avec leur «credo» : «Je crois au Fric, Dieu tout puissant, organisateur du ciel et de la terre» remplaçant désormais celui du clergé.

 

Nous autres, les pauvres comme les classes moyennes – en général paupérisées – nous restons le Tiers-Etat malmené et supportons tout le poids de ces prédateurs, assis sur notre dos comme dans la célèbre illustration.

 

L’abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août 1789 eut-elle jamais lieu ? Sinon dans quel rêve démocratique vite oublié.

 

 TIMBRES BLOC BICENTENAIRE DDH.jpg

01/09/2008

la blogosphère politique de mémé Kamizole : mise à jour "en ligne" du mois d'août

Le classement des blogs politiques de Wikio  http://www.wikio.fr/blogs/top/politique

 vient de tomber... Peu de changements.

 

Je suis contente de voir Slovar http://slovar.blogspot.com/ (que je ne connaissais pas encore le mois dernier) en bonne place… et l’apparition dans le « Top 100 » de Rébus http://sarkobasta.over-blog.com/  (que j’ai placé bien avant cela dans ma liste « affinités sélectives) et de Rimbus  http://rimbusblog.blogspot.com/ (itou) que j’avais découvert grâce à un magnifique portrait de Rachida Dati mais dont le blog m’a révélé des réflexions fort profondes sur nombre de sujets.

 

Contente également que «Mamie en colère» ) gagne 2 places http://www.lepost.fr/perso/mamie-en-colere/ (non ce n’est pas un avatar de mémé Kamizole ! même si nous sommes souvent d’accord sur nombre de sujets).

 

J’en profite donc pour réactualiser la liste de ma blogosphère politique, que les blogs fassent partie du «Top 100» http://www.wikio.fr/blogs/top/politique  des blogs politiques de Wikio ou non.

 

Quand j’aurais un peu plus de temps, j’y ajouterai une liste perso des blogs non politiques qui me plaisent. A commencer par deux découvertes récentes :  «Le journal de Fanette» (Bridget Jones à la française) http://fanette.wordpress.com/ et «Nalou 53» http://blogs.aol.fr/nalou53/   qui, tout en abordant des sujets sérieux a un humour aussi décapant que désopilant et des plus réjouissant.

 

Je ne veux pas recopier ces listes : passer de WordPress est un exercice déjà difficile mais quand il y faut ajouter moult liens, c’est galère assurée… Je renvoie donc les personnes intéressées à mon article d’aujourd’hui : http://kamizole.blog.lemonde.fr/2008/09/01/la-blogosphere-de-meme-kamizole-en-aout-wikio-fait-des-promotions/ 

 

 

 

24/08/2008

Jusqu’où ira l’hystérie pro-chinoise de Nicolas Sarkozy ? les libertés publiques sont gravement menacées !

2011803244.jpg

 

En effet : trois journalistes arrêtés, conduits en fourgon cellulaire au commissariat de police du VIIIème arrondissement et interrogé deux heures !… parce qu’il photographiaient une banderole pro-tibétaine à proximité de l’Ambassade de Chine à Paris ! C'est à lire sur 20 minutes : «Banderole pro-tibétaine à Paris: les trois journalistes interpellés relâchés» http://www.20minutes.fr/article/246060/France-Banderole-pro-tibetaine-a-Paris-les-trois-journalistes-interpelles-relaches.php  

 

Depuis quand est-il interdit de photographier dans la rue ?

Depuis quand les journalistes n’ont-ils plus le droit de faire leur métier ?

Depuis quand la police a-t-elle tous les droits ?

Depuis quand peut-on saisir le matériel photographique de journalistes qui ne font que leur métier ?

Depuis quand les règles françaises sont-elles dictées par Pékin ?

Depuis quand la liberté et l’indépendance de la presse sont-elles si gravement menacées ?

Depuis quand toutes les libertés publiques sont-elles aussi ouvertement en péril ?

 

J’ai trouvé toute seule la réponse : depuis le 6 mai 2007 !

N’est-elle pas belle, «la France d’après» ?

 

Cet épisode s'inscrit également dans une logique répressive et attentatoire à la liberté d'expression et de manifestation que l'on a vu à l’œuvre à Meaux http://kamizole.blog.lemonde.fr/2008/05/17/la-photo-du-jour-sarko-lara-beau-parleur-serait-il-au-zoo-a-tres-vite-empailler/  et à Vienne dans l'Isère, http://kamizole.blog.lemonde.fr/2008/05/21/les-flics-de-sarko-a-vienne-isere-font-encore-plus-fort-qua-melun/ où il s'agissait, pour la flicaille aux ordres, de dépouiller des militants venus protester contre Nicolas Sarkozy, de leurs banderoles, des autocollants, des tracts, revues et journaux... Sans aucune justification, si ce n'est que le Troll de l'Elysée ne veut pas que l'on passe des images de manifestants bien repérables au JT du soir !

 

J’avais beau subodorer beaucoup de choses et l’avoir écrit ! peu avant le 6 mai 2007 : «le sarkozysme est une maladie intellectuellement transmissible» http://kamizole.blog.lemonde.fr/2007/04/24/le-sarkozysme-une-maladie-intellectuellement-transmissible/  je ne pensais pas que cela atteindrait un tel point !

 

Nicolas Sarkozy a bien l’âme d’un dictateur ; au petit pied, talonnette comprise !

 

Légende de la banderole «China lies, Tibetans die» : Les chinois mentent, les tibétains meurent

 

 

 

 

 

 

 

06/07/2008

Ingrid Betancourt : tempête dans un verre d'eau chez mémé Kamizole

1075371912.jpgTout cela est parti d'un très court article sur Lait d'beu http://kamizole.blog.lemonde.fr, "un petit rayon de soleil dans un monde sinistre : Ingrid Betancourt aurait été libérée" http://kamizole.blog.lemonde.fr/2008/07/02/un-petit-rayon..., écrit hâtivement le 2 juillet 2008 vers 22 heures. L'info, encore au conditionnel, venait de s'afficher en alerte sur la "une" du Monde que je consultai alors... Perso, attendant ce moment depuis 6 ans, je ne pouvais que m'en réjouir !

Eh ben, selon quelques commentaires (surtout de la même personne) il paraît que j'ai tort. Un quasi non-événement alors qu'il y a des problèmes autrement plus graves. Qu'il se passe ici comme ailleurs des choses très graves (notamment pour la paix, la démocratie, les droits de l'homme, les atteintes à l'environnement et la survie de milliards d'humains, sans oublier la nôtre bien mise à mal par toutes les mesures antisociales de Sarko, Fillon et une bonne partie de l'UM/Posture....) je suis la première à le mesurer et à l'écrire sans relâche.

Mais l'on ne me fera jamais admettre le terrorisme ni la prise d'otages comme forme de combat honorable ou justifiable. D'autant que l'Amérique Latine a été le terrain de jeu de ces armées de libération, souvent d'inspiration maoïste (Sentier Lumineux, Tupamaros, et FARC...) dont on sait très bien qu'elles ont plus terrorisé les populations rurales qu'elles prétendaient aider, lesquelles étaient prises en tenaille par l'armée ou les bandes fascistes à la solde des pouvoirs.

Les comparer aux résistants français relève de la pure bêtise et de la contre-vérité. Les résistants (mes parents l'ont été dès la première heure) défendaient la patrie envahie par des Occupants étrangers. Les pires "collabos" ont été des fascistes (ceux qui nous prêchent encore et toujours le nationalisme...).

Ceci dit, je me permettrais toutefois certaines remarques - rapides faute de temps - mémé Kamizole qui la fait courte !...

D'une part, comme d'hab, les médias en ont fait des tonnes... Ma boîte est pleine de ces "dernières minutes" et autres, décrivant par le menu les faits et gestes - photos et vidéo à l'appui". Ensuite, je remarque que Nicolas Sarkozy a pris - une fois de plus - la télévision "en otage" (je sais le terme est suffisamment galvaudé, notamment s'agissant des grèves du service public). Son allocution immédiate diffusée au même moment sur toutes les chaînes... Un petit air de Pravda ? Enfin, il paraît qu'actuellement une polémique fait rage au sein du PS (j'ai survolé le titre du Monde) entre les "zéléfans" et Ségolène Royal qui a affirmé que Nicolas Sarkozy n'a joué aucun rôle dans la libération d'Ingrid Betancourt.

Je n'aurais jamais de mots assez durs contre cette palanquée d'insuffisants gonflés de leur autosuffisance, dont la plupart ont conduit le PS dans le mur et les désastres électoraux chaque fois qu'ils ont été au pouvoir, à commencer en 1986. Et que DSK ait pu affirmer, au soir du 6 mai 2007 qu'il s'agissait de la pire défaite de la gauche ! témoigne soit de la pure mauvaise foi (ce que je crois) ou d'une atteinte de la maladie d'Alzheimer : que fait-il 5 % de Gaston Defferre en 1969 et de Jospin écarté dès le premier tour le 21 avril 2002 ?

Se détestant tous cordialement les uns les autres, ils s'associent aujourd'hui dans un seul but, avec un seul "maux" d'ordre : faire barrage à Ségolène Royal... autant pour le congrès de novembre 2008 que dans la perspective d'une candidature en 2012. Quel programme ! Samedi dernier, à la Maison de la Chimie, j'ai signé des deux mains la contribution de Ségolène Royal. J'ai soutenu sa candidature à la présidentielle depuis... janvier 2006. Cochon qu s'en dédit ! Je ne suis pas du genre à changer d'opinions comme de chemise.

Encore une fois, sur le chapitre de la libération d'Ingrid Betancourt, je ne peux être qu'en phase avec Ségolène Royal : Nicolas Sarkozy n'y a aucune part. Comme pour les infirmières et le médecin bulgares en Lybie, il s'attribue la paternité d'une réussite qui n'est pas la sienne. Et ce ne sont pas ses messages aussi ridicules que pathétiques - le "pathos", il ne connaît que ça... dans les mots, uniquement ! sinon, les gens dans leur réalité au quotidien,, il s'en tape grave ! ) adressés par la voie des ondes aux chefs des Farc qui auront pu y contribuer.

Mais essayez d'empêcher Nicolas Sarkozy de "se faire mousser" !...

11:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/06/2008

nouveau "COUAC ! COUAC !" dans le gouvernement

150295512.2.jpg

325853156.jpgA ma gauche, Jean-Louis Borloo, ministre de l'environnement. A ma droite, Eric Woerth, ministre du Budget. Enjeu du combat : la prime versée au titre du "bonus-malus" pour les voitures propres qui représenterait une trop lourde charge pour le budget (de l'ordre de 300 millions d'euros).

J'ai entendu en milieu d'après-midi sur France-Info Jean-Louis Borloo en défendre le principe et vanter ses multiples retombées positives : moins de rejets de Co² et particules dans l'atmosphère ; des progrès pour la recherche de l'industrie automobile et - très important en ce moment pour les consommateurs - des véhicules moins gourmands en carburant.

Comme en général on n'interviewe par un ministre par hasard, et que de surcroit, Jean-Louis Borloo a conclu l'entretien en disant, que prime ou pas prime les consommateurs se tourneraient de toutes façons vers des véhicules consommant moins de carburant, j'ai tout de suite subodoré un nouveau "COUAC !" au sein du gouvernement. Effectivement, quelques minutes plus tard, dans la présentation des infos, j'entendis qu'Eric Woerth remettait en cause le coût du bonu-malus. Le ministre du budget traque sans pitié toutes les dépenses de l'Etat. il suffit de penser aux suppressions de postes dans la fonction publique, sa hantise... Ce seraient maintenant 20 000 postes d'enseignants qui devraient être supprimés. Et quant à la défense nationale, environ 50 000 postes devraient disparaître d'ici 2012... Je doute qu'il en sorte une armée mieux organisée et plus performante car la rationalité préside rarement aux décisions.

En ce qui concerne le "bonus-malus" s'il faut trouver des sous, c'est facile : l'Etat a récupéré plus de 100 millions de recettes supplémentaires grâce à l'augmentation du prix du pétrole.... Qu'il les affecte à la prime versée aux acheteurs de voitures moins polluantes. C'est bête comme chou.

19:09 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Loi "Olivennes" ou quand les margoulins "font la loi"...

En règle générale, quand une loi ne porte pas le nom de son initiateur - ministre pour un projet de loi, parlementaire pour une proposition de loi - on la connaît soit par la date de sa promulgation soit par son objet : "portant réforme" des conditions de travail deviendra par exemple dans le langage commun : amélioration des conditions de travail, ceci n'étant qu'un exemple parmi d'autres... mais bien lointain au demeurant, la tendance étant plutôt actuellement à la dégradation des conditions de travail !

Je constate par ailleurs actuellement, une tendance à réduire l'objet des lois à leur simple acronyme....

Il faut ainsi une très grande gymnastique intellectuelle pour retenir tous ces sigles. Et se souvenir que "TEPA" signifie : "loi en faveur du Travail, de l'Emploi et du Pouvoir d'Achat"... A cet égard, on permettra au cheval de rigoler un bon coup (Jolly Jumper y excelle !). Tant cela relève de la pure antiphrase (procédé de rhétorique permettant de dire le contraire de la réalité).

En effet, le pouvoir d'achat, parlons-en ! Sauf celui de Nicolas Sarkozy (174 % d'augmentation !) le nôtre, celui du vulgum pecus, s'est vu opposer "les caisses sont vides"....  les lignes qui suivent permettent savoir au profit de qui. J'ai encore en travers du gosier le trop généreux 1,1 % octroyé par la CNAV aux retraités.

Quant aux chômeurs, ils ne voient guère venir de travail sinon des jobs précaires et mal payés au moment même où chaque jour nous apprend de nouvelles "charrettes" et fermetures d'entreprises... Les salariés de Mittal en savent quelque chose. Nicolas Sarkozy devait, avait-il promis ! Défendre l'emploi industriel et l'usine de Gandrange en particulier (sans doute "avec les dents" comme la croissance ?). La crise économique et financière mondiale, avec la récession aux Etats-Unis - largement conséquence de la crise des morgate subprimes et donc, des dérives des organismes financiers et bancaires - n'augure rien de bon sur le front de l'emploi.

D'autant que l'actuelle décrue du chômage est due pour une grande part au départ à la retraite d'un grand nombre de "papy et mamy boomers".

Mais le plus risible (jaune, évidemment) dans l'intitulé de cette fameuse loi TEPA est qu'elle n'a servi qu'à masquer le holdup du siècle : le "bouclier fiscal" ne profite qu'aux multimilliardaires du COUAC/40, la plupart fort amis de Nicolas Sarkozy...

Ne croyez pas que j'exagère ! J'en veux pour preuve le premier article publié sur le blog de "Circé-45" : "2872 : un Premier Chiffre en entrefilet"... http://circe45.over-blog.com/article-12960873.html qui nous livrait le nombre exact de bénéficiaires du "bouclier fiscal" - chiffre fourni par le ministère du budget et donc peu sujet à caution : exactement  2872 foyers fiscaux qui se sont partagés la coquette somme de 50 000 €... de remboursement et quand on connaît de surcroit les derniers développements des "niches fiscales"  parus dernièrement dans la presse, on a plus envie de mordre que de rire ! http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2008/06/05/150-tres-hauts-revenus-echappent-a-l-impot-ou-obtiennent-une-restitution-de-l-etat_1054042_823448.html  

D'autant que l'on sait déjà que le paquet fiscal coûtera "bonbon" au budget de l'Etat : 12 milliards d'euros par an à partir de 2009 ! Cette somme représente précisément le déficit de la Sécu au moment où la loi de finances 2008 fut présentée aux parlementaires, sans oublier les 5 milliards d'euros que l'Etat devait au Régime général au titre des exonérations de charges sociales... en août 2007 Eric Woerth, ministre du budget avait promis de les verser à l'Urssaf... mais le déficit étant toujours le même qu'au mois d'août, on doit en conclure que la promesse n'a pas été tenue.

Or donc, la bergère Kamizole qui égare toujours ses moutons dans ses digressions en revient à l'objet de son courroux du jour : la fameuse loi "Olivennes"... Pour une analyse très pertinente des problèmes pratiques et juridiques qu'elle risque de poser aux internautes, je vous renvoie à l'excellent blog d'Irène Delse qui en fait sa chronique du jour : http://feeds.feedburner.com/~r/IrneDelse/~3/314896884/

Le sieur Olivennes n'est pourtant ni ministre ni parlementaire. Il préside aux destinées de la FNAC, laquelle appartient à François Pinault (LVMH) un des multimilliardaires du COUAC/40... Or, si l'on parle de "loi Olivennes" c'est bien parce que celui-ci a rédigé le texte de loi...

On sait que tous les groupes de pression font de même, avec plus ou moins de chances d'être écoutés du pouvoir. Tous ne poursuivant d'ailleurs pas un objet purement mercantile comme c'est le cas en l'espèce. Certaines associations de défense de l'environnement ou fédérations d'accidentés de la route essayant de pousser le pouvoir à prendre les mesures qui leur semblent utiles.

Personnellement, je ne suis pas téléchargeuse et je considère que les auteurs (qu'il s'agisse d'écrivains ou de musiciens) doivent être rémunérés. J'étais au demeurant tout à fait favorable à la "licence globale". Il suffisait d'adapter son montant à l'utilisation soit générale soit selon un certain barème à définir.

Mais la loi Olivennes, si elle était votée en l'état par le parlement, est fort dangereuse. Elle institue en effet une sorte de "punition collective" des familles, voire audelà : le titulaire de l'abonnement internet sera rendu responsable des téléchargements éventuels des personnes vivant sous son toit et utilisateurs de l'ordinateur.

Irène Delse fait le tour de toutes les possibilités rencontrées dans les familles "recomposées" qui ne manquent guère aujourd'hui et des problèmes que l'on peut rencontrer dans n'importe quel couple ou la personne titulaire de l'abonnement ne télécharge rien alors que la personne qui partage sa vie sera un téléchargeur acharné. Bonjour l'ambiance si le gendarme d'internet met son nez dans leurs affaires !...

Autre problème connexe : la "sécurisation" des connexions internet wifi... Or, c'est jusqu'à présent le FAI (fournisseur d'accès internet) qui est responsable de la sécurité informatique du matériel loué ou vendu... On sait très bien que celle-ci est fort aléatoire et que le premier "hacker" venu fera sauter les verrous, ne serait-ce que par jeu... Si c'est de surcroît un téléchargeur malhonnête qui veut procéder en toute impunité, il lui suffira de se brancher à partir de votre box et vous aurez bien des difficultés à apporter la preuve de votre bonne foi.

En ce qui concerne le sanctions prévues, non seulement l'abonnement devrait être carrément suspendu après deux mises en demeure mais, qui plus est, il s'agit de sanctions qui seront prononcées non, comme actuellement par un juge de l'ordre judiciaire mais par une autorité administrative.

Vous avez nettement plus de chances de voir vos arguments pris en considération dans une procédure contradictoire telle qu'on la connaît au tribunal d'instance que devant une commission administrative : "cause toujours, tu m'intéresses" ! On ose espérer qu'il sera possible de faire appel... Sera-ce devant le tribunal administratif ou le tribunal d'instance ?

Il restera cependant que cette loi, si elle devait être adoptée en l'état actuel du projet, sera plus que certainement déférée au Conseil constitutionnel par les parlementaires de l'opposition (60 députés ou 60 sénateurs).

Quand on sait l'extraordinaire degré d'amitié qui lie Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Debré (au demeurant juriste éclairé) qui préside le Conseil (un beau cadeau que Chirac a mis dans les pattes de Sarko !) on peut s'attendre que si quelque disposition est contraire à la lettre et à l'esprit de la Consititution, notamment sur les libertés et la procédure pénale, les 9 "sages" du Palais Royal n'émettent pour le moins de substantielles "réserves d'interprétation" et/ou ne retoquent une disposition essentielle, autant de moyens de priver une loi de toute efficacité sans pour autant la déclarer la déclarer anticonstitutionnelle....

Il restera qu'après vouloir faire payer les malades pour les malades (franchises médicales) et les pauvres pour encore plus pauvres qu'eux (RSA contre "prime pour l'emploi" des smicards) l'UM/Posture invente la "responsabilité collective"...

 Comment ne pas penser aux Israéliens qui détruisent un village entier en Palestine ou à Gaza parce qu'un seul terroriste s'est fait exploser à Jérusalem ? J'ai beau haïr le terrorisme sous toutes ses formes, je n'en pense pas moins que rendre responsable une collectivité toute entière soit la bonne méthode pour éradiquer le terrorisme, bien au contraire.

En France, certains pensaient que le meilleur moyen de mettre fin à la délinquance dans les banlieues pauvres consistait à punir toute la famille : suppression des allocations famililales... quand on connaît les difficultés des habitants de certaines banlieues de "relégation sociale et ethnique" à trouver un emploi durable et convenable (quand bien même seraient-ils bardés de diplômes et qualifications) on imagine comment la suppression des alloc' risque d'aider les familles à mieux s'occuper de leurs rejetons et faire régresser la pauvreté... terreau de la délinquance.

La sécurisation des connexions internet, pour totalement illusoire qu'elle soit, vise également à restreindre davantage la convivialité et le partage gratuit...

Façon supplémentaire de soumettre la société à la loi et à l'idéologie du marché : en ce sens, la "loi Olivennes" est bien une loi faite par et pour les margoulins...

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu